Quelles femmes !

Chaque Babs porte le prénom de quelqu’un qui m’est cher, que j’aime ou que j’admire.
Ainsi chaque création a une histoire vraiment singulière…Celle d’une femme, ou d’un homme. 
Un jour peut-être je vous les raconterai toutes. 
Certaines personnes m’ont aussi inspiré un vêtement ou une couleur.

  • Faire durer l’effet Lili Barbery

    Au printemps 2020, dans un monde figé par le Covid, une France confinée, et angoissée, une bouffée d’oxygène quotidienne, par écran interposé (évidemment…) : les méditations de Lili Barbery proposées sur Instagram.

La bonne discipline (le yoga Kundalini), le bon ton (naturel et décomplexé), au bon moment. Elle nous faisait un bien fou. Pas étonnant qu’elle ait réussi à embarquer dans ses mantras chantés et chorégraphiés jusqu’à 15 000 personnes certains soirs.
J’ai voulu pousser l’expérience Lili un peu plus loin.

C’était un matin d’avril 2020. J’ai fait un cours en direct avec elle via zoom. J’étais habituée aux traditionnels yogas, hatha, ashtanga, yin, mais c’était mon premier cours de Kundalini. Après les premiers mouvements d’échauffements, une succession de postures assez engageantes (on appelle cela un Krya), encouragées par une playlist géniale de musiques des quatre coins du monde. Le rythme accélère, la respiration aussi, les gestes répétitifs des bras ou des jambes durent. L’effort est intense, je le sens, mais je ne souffre plus. Je commence à décoller. Ou à flotter? En tous cas, je perds la tête. Je lâche le mental! C’est une révolution, un graal si difficile à atteindre pour moi. Et puis on chante un mantra sur un morceau lumineux. Ça me parait une seconde ou une éternité, je ne sais pas. J’ai perdu la notion du temps. Après la relaxation, on rouvre les yeux.
Je suis toujours au même endroit, mais tout a changé. Je ne suis plus la même qu’une heure et demie avant. Je suis en paix, et en joie. J’ai suivi depuis de nombreux cours avec Lili. Je suis partie en retraite avec elle et un groupe de femmes formidables dans les Cévennes.

A chaque fois, même constat : il y a un avant et un après la pratique. Même mon visage change, mes traits sont lissés, mes proches m’ont souvent fait la remarque.
J’ai voulu créer un vêtement qui prolonge cet état de profonde détente intérieure, de paix, qu’on ressent après les cours de Lili. Celui qui garde bien au chaud la joie boostée par les endorphines, la dopamine et l’adrénaline après une séance intense de sport.

Le Babs Lili est doux, dans sa matière (cachemire et laine) et simple dans ses couleurs (gris clair, rose pâle et bleu marine). La capuche est utilisée comme un petit refuge à l'abri du bruit et des agressions extérieures. C’est notre Babs le plus cocooning. Il sera parfait pour vous accompagner en douceur vers l’hiver, et pourra refleurir au printemps.

  • Marie Drucker, la vie en rose

    C’était en 2000 et j’avais 23 ans. Dans l’entrée du CFJ, mon école de journalisme parisienne, il y avait un mur d’écrans de télévision branchés toute la journée sur les deux chaînes d’info du moment : LCI et Itélévision...

C’est sur cette petite chaîne que Marie a commencé à présenter les journaux. Au milieu de tant d’autres j’avais remarqué ce visage que je voyais donc plusieurs heures par jour (les Jt passaient en boucle). Je me disais que cette fille était spéciale, qu’elle avait une lumière particulière. Je la trouvais bien plus naturelle que les autres. Marie allait à l’essentiel : du mascara et une queue de cheval, elle ne minaudait pas (défaut principal des jeunes présentatrices de télévision). Sa voix était belle, plutôt grave, le ton posé, toujours juste, et l’écriture précise.  Et puis, elle avait l’air, non pas gaie (difficile quand on présente les news), mais heureuse. 

En place et à sa place, ce qu’elle est restée toute sa vie. Du moins depuis que je l’ai rencontrée…C’était en 2002, lorsque j’ai été embauchée par Canal plus dont la rédaction était Itélévision. Je débutais, et je prenais exemple. Un monstre de travail, qu’elle abattait avec rapidité et aisance mais avec une légèreté déconcertante. Concentrée, et jamais stressée. Le sang froid incarnée. Même pendant les directs les plus vertigineux et les interviews les plus difficiles. 

Elle m’a souvent encouragée dans mon métier, et parfois tendue la main. Je n’oublie jamais les gens qui m’ont aidée.

Mais surtout, Marie est la personne la plus joyeuse que je connaisse. Côtoyer des gens lumineux n’a pas de prix.
Ils éclairent la vie des autres. Comme la couleur rose anime ceux qui la portent et rayonne sur l’entourage. Quand elle était ado, sa mère la surnommait « le petit oiseau sur la branche ». Parce qu’elle était toujours gaie et ne s’inquiétait jamais de rien. Une insouciance et une légèreté qui me sont assez étrangères. C’est sans doute cela que j’admire le plus chez elle. 

Et son humeur, toujours égale !
Pour être partie deux fois quinze jours en vacances avec elle ( dans la même maison !) Vous pouvez me croire.

Qu’est ce qu’on rit! Et combien d’heures passées à parler...de tout, mais aussi (et surtout non?) de nos doutes de maman, de nos joies et peines de coeur.

En plus de vingt ans, nous sommes passées de collègues à copines, d’amies à amies intimes. Trois notes vocales par jour ça vous donne une idée…